Le pied, que l'on a parfois tendance à regarder de haut, vaut bien qu'on se penche un peu sur ses mérites. Compagnon fidèle et dévoué de nos pérégrinations, il est toujours partant pour faire le premier pas ou pour fermer la marche. Résistant à la casse, il a l'habitude de supporter tout le poids de notre corps. Modeste, il ne joue pas les vedettes… Enfin la plupart du temps, il faut vraiment dépasser les bornes pour qu'il sorte de sa discrétion naturelle et attire notre attention. En toute humilité, le pied a un profil de champion.
Plus sérieusement, il s'agit d'un organe complexe comportant 26 os, plus de trente articulations et un nombre plus important encore de ligaments, de nerfs, et de vaisseaux sanguins. Instrument de précision capable de puissance et de souplesse, le pied reconnaît le terrain et s'y adapte aussitôt. Il permet la station debout, la marche, la course ou le saut, sans que cela nous étonne particulièrement. C'est un élément précieux, un capital santé qu'il convient d'entretenir en toute sérénité avec tout le respect dû à la cheville ouvrière de notre autonomie de déplacement.
N'attendez pas de souffrir le martyre pour consulter le podologue.
Le statut légal de la profession est défini par la loi n°46.857 du 30 Avril 1946: inscrite au Code de la Santé Publique, Livre IV, Titre III, Chapitre II, art. L 492 à L496 et Chapitre III (art. L 497 à L.503). Il précise :
Seuls les Pédicures-Podologues ont qualité pour traiter directement les affections épidermiques (couches cornées) et unguéales du pied, à l'exclusion de toute intervention provoquant l'effusion de sang. Ils ont également seuls qualité pour pratiquer les soins d'hygiène, confectionner et appliquer les semelles destinées à soulager les affections épidermiques.
Sur ordonnance et sur contrôle médical, les pédicures podologues peuvent traiter les cas pathologiques de leur domaine (hygromas, onyxis, etc…, soins pré et postopératoires).